Premiers pas : grosses inquiétudes

Mon analyse de la composition du gouvernement. Bien pour la parité hommes - femmes et le respect de la diversité. Inquiétant quant au nombre de ministres si l'on veut réduire la dépense publique. Critiquable la très forte représentation des hommes et des femmes venant du seul secteur de la fonction publique. Pour que la baisse des salaires des ministres ne soit pas qu'un feu de paille médiatique, au nom de la transparence, il est nécessaire d'afficher aussi le nombre de vices présidents dans les communautés d'agglomération et communautés urbaines et le niveau de leurs indemnités. Mais de grosses inquiétudes demeurent. Les deux exigences d'avenir - la réduction de la dépense publique et le renforcement de la compétitivité des entreprises - sont majestueusement ignorées. Pire, les mesures proposés par François Hollande vont à l'encontre des ces 2 objectifs.

Désolant

Par sa décision de voter François Hollande, François Bayrou rompt avec l'essentiel de la famille centriste et condamne son ambition de refonder le centre. Je suis vraiment désolé de ce choix.

Deux visions,...

Entre les deux tours de la présidentielle, je suis invité à m'exprimer par Le Télégramme, avec Jean-Yves Le Drian et TV Rennes, avec Edmond Hervé. Retrouvez les émissions : Le télégramme

Je reste confiant

La présidentielle est toujours difficile pour le candidat sortant en période de crise comme celle que nous traversons. Au-delà des résultats des deux finalistes, je retient le vote d'inquiétude qui s'est exprimé, auquel il nous faut répondre. Le score reste serré et Nicolas Sakozy garde ses chances. Je souhaite entre les deux tours de vrais débats de vérité, approfondis pour que les Français puissent se déterminer en toute connaissance de cause.

je vote Nicolas Sarkozy

Pour moi, l’inégalité majeure dans notre société reste le chômage. Le combat pour le plein emploi et l’amélioration du pouvoir d’achat est au cœur de mes préoccupations. J’écoute ce que disent nos voisins européens : la France a mieux résisté à la crise que la majorité de nos partenaires et elle a tous les atouts d’une grande nation prospère si elle corrige ses deux faiblesses majeures : l’excès d’endettement et le déficit de compétitivité de l’économie française. Sur ces enjeux essentiels, il existe un clivage fort entre les propositions de Nicolas Sarkozy et de François Hollande qui imagine bloquer le pacte de stabilité européen, refuse de voter la règle d’or, veut augmenter les cotisations pesant sur le travail et supprimer la défiscalisation des heures supplémentaires pour les salariés… Faires des entreprises le bouc émissaire de nos difficultés, comme le disent certains à gauche, est contraire à l’intérêt du pays. Pour ces raisons, je vote pour Nicolas Sarkozy.

La gauche joue contre l'emploi

Dans le programme socialiste, j'ai relevé au moins 7 mesures qui jouent contre l'emploi et la compétitivité des entreprises : la judiciarisation des licenciements, la remise en cause de la TVA anti délocalisation, l'augmentation des cotisations patronales et salariales si la retraite revient à 60 ans, la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires, le 75% de taux d'impôt, la remise en cause de la réforme de la taxe professionnelle, les 300000 emplois jeunes. Et puis quelle alliance possible avec les écologistes qui prônent les 32 heures et le front de gauche le smic à 1700 euros ? Pas sérieux. Charges sur les bas salaires dans la campagne...

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