Comment faire aimer l'industrie ?

Vitré communauté a reçu le prix Territoria d'or pour sa campagne de communication "Faire aimer l'industrie". A l'heure où l'on parle de produire français, acheter français,... on mesure tout le travail à réaliser pour réindustrialiser notre pays. En France, 19% des salariés travaillent dans l'industrie. Au pays de Vitré, c'est 42%. Notre expérience peut être utile... Voir la vidéo Territoria

Pour les annales...

Ce 14 décembre, nous avons discuté du projet de loi de finances. Jean-Pierre Brard, député communiste, s'exprimant à la tribune sur l'ISF déclare " Je me rappelle avoir fait un rapport dans lequel je proposais une nouvelle assiette de l’ISF. À l’époque, je reçus l’appui, auquel je fus très sensible, du président Méhaignerie, parce qu’il est inspiré par la justice sociale, dont la justice fiscale n’est qu’une dimension particulière... Je vous suggère vraiment, monsieur le rapporteur général, madame la ministre, de vous inspirer de sa sagesse et de son héritage humaniste". Savoureux...

Réindustrialisons notre pays

En janvier 2011, la conférence des présidents à l'Assemblée nationale a décidé de conduire une mission sur la compétitivité de l'économie française et le financement de la protection sociale. J'étais corapporteur du rapport d'information avec mon collègue Jérôme Cahuzac, président socialiste de la commission des finances. Au cours de l'année, nous avons procédé à 24 cycles d'auditions de personnalités issues d'horizons socio professionnels très divers : des économistes, des chefs d'entreprises, grandes et moyennes, des resprésentants de partenaires sociaux, des experts français et européens. Nous sommes parvenus à des points de convergences sur "le déclin industriel de la France, l'importance de la compétitivité hors prix dans la croissance et les exportations, l'atonie de la recherche privée, la faiblesse du tissu des moyennes entreprises exportatrices, le caractère parfois dissuasif de la fiscalité" mais avons reconnu "le savoir-faire français, la vitalité démographique, la qualité des infrastructures, la pertinence du crédit impot recherche, l'efficacité des pôles industriels... Par contre, plusieurs points de divergences ont persisté entre nous, en particulier sur l'impact du coût du travail sur la compétitivité, les 35h et la TVA sociale. Lire tout le rapport Compétitivité

Délai de carence : quelle équité ?

Le projet d'instaurer un 4è jour de carence dans le secteur privé sucite de vives réactions. En effet, pour 65% des salariés du secteur privé, une convention collective ou un accord d'entreprise prend en charge les 3 jours de carence non remboursés par la Sécurité sociale, mais ce n'est pas le cas de 35% d'entre eux, surtout les salariés des PME. En conséquence, nous devons rechercher une autre solution car ce serait injuste de faire porter sur les 35% de salariés du secteur privé non couverts par un système d'assurance collective non plus 3 jours mais 4 jours de carence. Quelles sont les hypothèses ? 2 jours de carence pour tout le monde, dans le privé et le public ; mais ça pose le problème de la remise en question de conventions qui ont été signés dans le privé. Une diminution des indemnités journalières pour arrêt-maladie, pour les salaires au delà de deux fois le Smic ; çà s'étudie. d'autres hyptothèses dans le budget. Ce sera la mission d'un groupe que je vais animer. La décision est d'ordre réglementaire et non pas législatif ; cela donne 2 à 3 semaines de travail.

Mutuelles : efforts à partager

Le projet de taxe sur les mutuelles est un sujet difficile, comme nous pouvons le constater sur le terrain. Pour moi, elle ne doit pas être intégralement répercutée sur les cotisants. En effet, La Caisse nationale d’assurance maladie a montré qu'elle prenait en charge de plus en plus d'affections de longue durée, non prises en charge par les Mutuelles, ce qui leur garantit une économie de 600 millions d’euros. Il faut en tenir compte. En outre, nous sommes dans une année de crise exceptionnelle et chacun doit faire des efforts. Le Gouvernement s’est attaché à maîtriser notre protection sociale, tout en lui permettant de progresser à un rythme beaucoup plus important que chez nos voisins européens. J'estime que les mutuelles et les instituts de prévoyance peuvent consentir un même effort mais je crains que certains organismes pratiquent des hausses démesurées. Or, il faut de la discipline. Le Gouvernement a montré que le reste à charge demeurait chez nous l’un des plus faibles. Nous pouvons donc, dans une année exceptionnelle, demander le même effort aux mutuelles et organismes d’assurance.

Le travail du dimanche n'a pas explosé

A l’époque où la loi a été débattue, nombre de pétitionnaires craignaient qu’elle remette en cause le principe du repos dominical ; ça n’a pas eu lieu et il n’y a pas eu explosion du travail le dimanche, affirme un rapport qui vient d'être rendu public et montre un impact très limité de la loi. Il n’y a pas eu accélération des demandes de classement en zones touristiques. Le nombre de salariés concernés atteindrait potentiellement 250 000. Sans avoir examiné dans le détail les conditions d’exercice du travail dominical dans les zones dérogatoires, où la loi n’impose aucune majoration salariale, le rapport cite une série d’accord les prévoyant tout de même, comme à Décathlon, Boulanger, Kiabi Europe, SFGD, Maxi Toys France ou encore Leroy Merlin. 31 Périmètres d’usage de consommation exceptionnel (Puce), où l’on peut travailler toute l’année le dimanche, ont été créés : l’employeur est obligé d’octroyer un salaire double et un repos compensateur. On a aussi pu mesurer une augmentation des pratiques d’ouverture le dimanche après-midi. Au total, ces créations de nouvelles zones de travail dominical concerneraient entre 9 000 et 10 000 salariés.

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